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Crise mondiale
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Les États-Unis face au « perfectstorm » historique

    Pour les États-Unis, le processus de dislocation stratégique à partir de 2010 est d'autant plus d'actualité que c'est même l'un des quatre thèmes d'un rapport présenté au Pentagone en Décembre 2008 par Nathan P. Freier du StrategicStudies Institute du ArmyWarCollege des États-Unis¹. Il y décrit le risque de dislocation du territoire des États-Unis et de ses frontières sous l'impact de la crise². En effet, si l'on considère les trois facteurs essentiels évoqués précédemment, les États-Unis sont au cœur d'un « perfectstorm »³ en la matière :

    • Des quatre entités politiques considérées ils sont bien évidemment ceux qui reposent intégralement sur le socle « Dollar/Dettes ». C'est même ce qui a alimenté leur puissance et leur richesse ces dernières décennies. Et aujourd'hui c'est tout leur système financier qui est devenu insolvable pendant que la création de Dollars s'emballe¹¹.

    • Le tissu socio-économique du pays est infiniment plus diversifié que ne voudrait le faire croire une vision idéalisée d'une Amérique uniforme d'Est en Ouest. Les tensions socio-ethniques sont immenses avec dorénavant une forte composante hispanique liée aux narco-trafiquants qui gangrènent la frontière sud du pays. Les intérêts économiques des différentes régions divergent de plus en plus face à la crise : par exemple, les problèmes de la Californie en quasi-faillite ne sont pas du tout les mêmes que ceux des États dont l'industrie automobile s'effondre et ils sont encore différents de ceux de la Floride. Le Texas n'a pas les mêmes problèmes que New-York et ainsi de suite. Et les États plus riches n'ont pas envie de payer pour ceux plus pauvres, phénomène classique conduisant à la sécession.

    • Enfin, le quasi-monopole de Washington et de l'état fédéral dans la réponse à la crise impose l'utilisation de dispositifs très centralisés, standardisés et donc incapables de prendre en compte les situations très variables d'un État à l'autre. Ce simple fait porte déjà l'assurance d'une faible efficacité des mesures mises en place, comme on le constate d'ailleurs depuis plus d'un an.

    À ce stade il paraît utile de rappeler qu'en choisissant de s'inspirer d'Abraham Lincoln, le nouveau président américain a pris un risque historique non négligeable car Lincoln ça n'est pas que la fin de l'esclavage, c'est aussi la Guerre de Sécession et le Greenback, cette monnaie créée par le gouvernement sans contrepartie en or ou argent¹², destinée à financer l'effort de la Guerre de Sécession et qui déclencha par la suite une très forte inflation aux États-Unis. Barack Obama devrait se méfier de l'Histoire qui a tendance à être très ironique.

¹ Source : StrategicStudies Institute, 04/11/2008

² La frontière avec le Mexique est en train de devenir un champ de bataille du trafique de drogue. Sources : Armed Forces Journal, 01/2009 ; Spacewar, 05/06/2008

³ Orage parfait.

¹¹ Ce sont désormais plus de 1 000 banques américaines qui vont faire faillite d'ici 2014. Source : MarketWatch, 09/02/2009

¹² Le Dollar « normal » a lui continué à être émis par la banque centrale des États-Unis.

 

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15x23 cm - 168 pages - 20,00 €
ISBN : 978-2-919574-00-1
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